Première vision du monde en 1959. Originaire de Rezé, je vis et œuvre à Nantes. Passionnée d’abord par la photographie, c’est en 1989 que la révélation sismique se fait.
De 1990 à 1999, j' étudie d’abord le dessin puis commence à découvrir la peinture dans une section d’art plastique nantaise.
Pendant 4 ans, de 2000 à 2004, je suis un enseignement aux Beaux-Arts de Nantes avec Jacques DENIGOT, auprès duquel j'acquiers une base solide à partir de laquelle je vais construire mon évolution. Je peins à l’huile et suis séduite par la gestuelle véhémente du couteau ! Une longue traversée figurative s’en suivra avec pour thème principal, la mer chère à mon cœur.
En 2004, ma première exposition remporte un réel succès, d’autres suivront. Mais entendre que mon travail est joli ou est bien me laisse indifférente. Je pense avoir fait fausse route. Je veux toucher les « regardeurs » ! Avide de connaissance, je n’en resterai pas là, je veux aller plus loin !
De 2005 à 2008, je continue à me former. Les échanges avec d’autres artistes me sont d’une grande richesse et complètent mon travail acharné. Peindre la représentation fidèle d’une chose me désintéresse, moi la capteuse d’images. Petit à petit, j' évolue vers le « cloisonnisme ». Malgré les prix que je décroche dans les salons et concours, je sens bien que ma réflexion et mon travail n’ont pas été suffisants pour atteindre mon vrai langage. Ma créativité est encore trop limitée. Commence alors une véritable « autopsie » de la peinture : j' avance, je cherche, je me cherche, me découvre, je me perds et repars à ma rencontre, avec pour seul objectif de trouver l’harmonie avec mes sentiments.
En 2009, à 50 ans, je décide de troquer l’illusion avec la propre réalité de mon espace intérieur. j' interromps ma carrière administrative et m’autorise enfin à vivre ma passion. Quelle mutation ! . . . La formation que je suis auprès de Florent MAUSSION se révèle un voyage initiatique sur la lumière au cours duquel je découvre « l’expressionnisme abstrait ». C’est l’électrochoc ! L’aventure « non-figurative » est en route !
En 2010, je rejoins l’atelier de sculpture de Claudie PRALONG-BONE. Cette découverte artistique m’influencera par son côté libérateur : simplification des volumes, dépersonnalisation de la figure, pour être dans le « lâcher-prise » ! . . . Déterminée, je peins alors « l’abstrait » et change radicalement de style. Je perfectionne alors le mouvement et la couleur avec Christian JEQUEL et « tombe » alors amoureuse de la peinture « contemporaine ». Lors d’un salon, je rencontre PONCARAL et HAREL, . . . Une rencontre décisive pour moi. Ils me donnent quelques clés et m'ouvrent la porte d’une approche plus abstraite de la peinture.
Au salon BOUVET-LADUBAY à SAUMUR en 2011, je suis sublimée par ma rencontre avec Gottfried HONNEGER et Paul JENKINS, deux grands hommes de l’abstraction lyrique qui vont définitivement sceller mon lien à la peinture abstraite. Je continue de peindre, enchaîne les rencontres, expose, écoute beaucoup, tout en m’imprégnant des grands de l’histoire de l’Art comme Kandinsky, Matisse, de Staël, Poliakoff. . . Les conseils pertinents de mon amie Rogine DORE me sont aussi d’une aide précieuse. Cette même année, je suis invitée d’honneur au salon d’art contemporain de Trouville la Haule, puis sélectionnée pour le salon international de Sarrebruck en Allemagne. J'intègre l’Académie du moulin à Nantes et deviens l’élève d’Eric GUILLON LEMASNE. J'aime bavarder avec lui, comme une élève avec son maître. Un bien grand homme à mes yeux et un immense peintre. Ces moments d’échanges si précieux m' apportent un autre regard. Ma peinture change et s’enrichit pour devenir plus puissante.
Aujourd’hui, peindre est une nécessité, créer est un besoin. Si cela parait être une chose simple et belle, c’est aussi long et parfois très douloureux, car le labeur est énorme et le doute omniprésent !